Je sais ce que vous allez dire : "quoi t'es allée voir cette daube?" ... et bien pas vraiment. Je suis une fille qui a besoin, de temps à autre, d'aller voir des films un peu pourris ou àl'eau de rose .... Récemment j'ai loupé Il était une fois, qui avait vraiment l'air chiatique, mais que "je ne sais pas pourquoi" j'avais trop envie de voir.
Du coup tout ça est tombé à l'eau à cause d'un problème d'organisation, bref.
Et là j'avais un choix cartésiens à faire pour cette après-midi : aller voir JUNO ou aller voir PS : I LOVE YOU. Je me suis finalement décidée pour Juno.
Je sais qu'il n'y a pas grand chose à dire sur ce film, à part qu'Ellen Page(décidément une actrice qui monte, monte, monte) joue vraiment très bien, mais que sans elle j'avoue que le film serait une belle buse.
L'histoire ne casse pas des briques. Une jeune lycéenne de 16 ans tombe enceinte après un rapport sexuel avec son meilleur ami. Voulant initialement avorter, elle décide finalement de le garder et décide de choisir elle-même les futurs parents par les petites annonces. Et voilà l'histoire. Bon je vous avais prévenus que ça n'était pas palpitant non plus !
J'ai malgré tout passé un bon moment, ce film permet de se vider la tête et se regarde bien. Le style n'a rien à voir avec "40 ans toujours puceau"(pourtant du même réalisateur), mais plutôt dans le style de "30 ans sinon rien".
A vous de voir, si vous êtes UGC illimités, ou que vous voulez passer un bon moment, je pense que ça vous plaira. Et puis si demain je suis motivée j'irai voir PS : I love you, et vous dirai lequel est le pire.
A chaud, petit debrieffing de notre première virée théâtrale parisienne ! Nous sommes donc allés voir Jupe Obligatoire au Petit Théâtre du Gymnase ... une pièce découverte par Alice grâce à l'excellentissime émission "Les Maternelles" sur la 5.
Jupe Obligatoire ... Etrange comme titre au premier abord, et puis on lit le synopsis de la pièce et on comprend. Le titre parle d'échangisme, de clubs échangistes aussi ... et dans ce genre de clubs, pour les filles, c'est jupe obligatoire (bon, pour les mecs, c'est tenue correcte aussi hein).
Ma description est un peu réductrice, c'est volontaire ! Je rentre maintenant dans le détail en recopiant tout simplement la description tirée du site du théâtre :
Évoluant dans le monde du cinéma, France, la trentaine intellectuelle, un peu coincée fait la connaissance de Sharon afin d’écrire un scénario sur le libertinage. Cette délicieuse « bimbo » est prête à tout pour devenir une star ! Clubs échangistes et soirées VIP font partie de son plan de carrière...! De fil en aiguille, cette rencontre va bouleverser leur intimité...
Voilà, vous savez tout sur l'histoire ... enfin presque. Il faudra vous y rendre pour connaître le dénouement et les rebondissements de la chose, je ne les gâcherai pas ici.
D'un point de vue personnel et en tant que néophyte pour tout ce qui touche au théâtre, je suis comblé, ravi ! Je ris encore, de ce rire franc et simple où la gorge est déployée et l'esprit contenté !
Je me suis amusé, que dis-je ! nous nous sommes amusés !!! Cela faisait vraiment longtemps que nous n'avions pas ri autant ... Les acteurs sont un bonheur à voir, les actrices ravissantes ET talentueuses, le décor est simple mais bien posé, l'humour alterne entre le grave, le franc, le gras et le subtil ... toute une gamme de personnages qui évoluent au fil de l'histoire et une foule de répliques bien senties.
Rien n'est figé dans cette pièce et on suit l'évolution de ces drôles d'oiseaux avec un plaisir grandissant ... pour finir en apothéose ! Quelle surprise !
Le public ne s'y est pas trompé, les rires et les applaudissements ont eu bien du mal à s'éteindre ... même si le sujet de l'échangisme aurait pu générer des glissades incontrôlées qui ont été évitées !
Et nous de prendre goût au théâtre ... comptez sur nous pour y retourner plus souvent, et avec gourmandise.
Nous avons assisté hier soir à la dernière avant première de "la fabrique des sentiments". Nous avons donc vu "en vrai" Elsa Zylberstein, Bruno Putzulu ainsi que le réalisateur Jean-Marc Moutout et une des responsables de "Les Films du Losange".
Il n'y a rien de spécial à dire sur le fait de voir des acteurs connus, puisqu'à la limite moi je m'en cogne, je paye pour voir un film et pas pour entendre les gens déblatérer sur un film que tu n'as pas vu.
D'ailleurs je devais être la seule à penser ça vu le nombre de flashs qui ont claqué dans la salle de ciné ! C'est dingue quand même, pendant une minute je pensais être dans un zoo ... c'est quoi ces parisiens qui prennent des photos de personnes connues ? Entre nous, racontes un peu ce que tu en fais de ta photo floue, prise à 15 mètres ? Bah oui tu te la carres au cul, tout à fait, tout à fait !
Aller parlons un peu de ce film. Quand nous sommes sortis de la salle, un long silence a pesé sur notre conversation : nous ne savions pas trop quoi en penser et encore moins quoi en dire. D'ordinaire, quand on sort d'un film on blablate un long moment sur nos impressions, les jeux d'acteurs, le scénario, etc ... mais là : RIEN.
Je n'étais même pas capable de dire "c'est nul", j'étais prise entre deux eaux. Le jeu d'acteur est bon, le scénario cohérent, la fin très étrange ... On nage dans le trouble.
L'histoire, pour ceux qui ne sauraient pas trop de quoi cela parle, traite de notre société actuelle qui "fabrique" les sentiments entre les personnes, expliquant le fonctionnement non naturel du speed-dating, des sites de rencontres ... Cela traite donc de ces rencontres forcées entre trentenaires avancés qui sont clairement handicapés de l'amour et ont un rapport biaisé avec la vie ... Ils ne savent pas où ils vont, ne savent pas trop ce qu'ils attendent ou veulent.
Si je devais donner mon avis à des amis, je leur déconseillerais ce film, car il me laisse un peu perplexe, sans que je sache pourquoi, et m'a beaucoup dérangé. Les acteurs nous avaient dit que chacun de nous se retrouverait dans des situations du film, et j'avoue ne pas du tout m'être sentie concernée par cela. Je pense que les situations mises en scène sont trop extrêmes, ou uniquement destinées aux personnes ayant des troubles sentimentaux.
Ainsi si toi aussi tu as des troubles sentimentaux et que tu veux être rassurée, va voir ce film. Je ne trahis rien si je te dis que le film est brutal et violent non pas dans les scènes, mais dans les actes et situations. Il y a un terrible sentiment de mal-être qui se dégage du jeu des acteurs, une douleur sourde, lancinante ... ça prend aux tripes ... c'est peut être ça qui m'a gênée et qui fait que maintenant encore, je me sens à la fois retournée par ce film, mais aussi étrangement indifférente. Bizarre, bizarre, mais à préférer à Rambo quand même !
Avant-hier soir, dans la foulée de Gone Baby Gone, Alice m'a rejoint pour voir Charlie Wilson's War ... film sorti il y a quelques semaines avec un casting assez énorme : Tom Hanks, Julia Roberts et Philip Seymour Hoffman, du lourd quoi.
Mauvaise pioche au niveau salle ... une des plus petites des Halles, numéro 13 pour 80 places environ. Malgré l'âge du film, la salle était pleine mais nous étions idéalement placés pour profiter du film.
Et autant le fait d'être bien placé peut parfois paraître insignifiant quand le film est naze, autant quand le film est de qualité, c'est un petit bonheur supplémentaire. Cette fois-ci, c'était donc bonheur car nous avons tous deux adorés le film, même si Alice avoue avoir été larguée à quelques reprises, l'Histoire de la Guerre Froide n'étant pas particulièrement sa tasse de thé ou son macaron à la fleur de rose, au choix.
Idem pour l'armement militaire que je connais très bien étant donné la quantité d'heures passées à jouer à Command & Conquer, lire des bouquins de Tom Clancy et autres activités d'ado !
Bref, revenons au film. Je ne vous apprendrai sûrement rien en disant qu'il se déroule sur la période 1980 - 1988, c'est à dire la guerre d'Afghanistan qui a vu la défaite de l'URSS et son démantèlement dans les années suivantes. Cette guerre a changé le court du monde, mais elle n'a pu être gagnée que grâce à la terrifiante solidarité de ce pays charnière.
Sauf que sans armes modernes, les Afghans étaient impuissants ... le film raconte donc comment un "malheureux" député de la 2nde circonscription du Texas et affilié aux budgets de la Défense a réussi à réaliser une alliance totalement improbable entre Israël, le Pakistan tout juste débarassé du père Bhutto, l'Arabie Saoudite, les USA et l'Egypte et ainsi financer la plus grande guerre pseudo-secrète de tous les temps !
500 millions de dollars du côté US, 500 du côté saoudien ... du délire.
Tom Hanks est une fois de plus hallucinant de crébilité. Cet acteur est un caméléon ... et se sent parfaitement à l'aise dans le costume désuet de Charlie Wilson. Un vrai bonheur à regarder.
Julia Roberts est quant à elle beaucoup moins présente que l'affiche peut le laisser penser ! Mais son visage vieilli de 10 ans pour le film n'en reste pas moins charismatique et même si elle n'apparaît pas tant que ça dans le film, c'est bien elle qui est à l'origine du financement de cette guerre !
Enfin, Hoffman est l'homme de l'ombre, l'agent de la CIA à l'argot systématique et aux expressions couillues, un vrai bonheur là aussi. Qu'il est bon le Philip !
Les répliques cinglent, les vannes fusent, le jeu prend et j'ai rarement vu une salle rire autant ! C'est bien simple, arriver à rendre drôle le financement d'une guerre est une prouesse que Mike Nichols a parfaitement réussi !
On ressort de la salle partagé entre le bon moment de rigolade passé avec les 79 autres ... et affligé par la conclusion du film. Les USA avaient parfaitement réussi leur coup : dégringolade de l'URSS, fin de la Guerre Froide ... et puis ils se sont finalement détournés de l'Afghanistan ravagé, saigné à blanc par les balles traçantes des hélicos et les pièges destinés aux enfants ... générant ainsi les conditions idéales pour l'implantation d'un fondamentalisme religieux et les évènements que nous connaissons depuis 7 ans. On a presque envie de dire "bien fait pour votre gueule, fallait pas laisser tomber ceux qui ont sauvé le monde pour vous" ... On le fait d'ailleurs.
J'ai toujours dis que les attentats qui ont visé les USA étaient mérités ... même si les civils n'y étaient clairement pour rien, là n'est pas la question. Ce film me confirme cette idée ... la propension des USA à venir dans un pays pour changer son mode de vie, de fonctionnement et puis à se barrer tout aussi vite en laissant le bordel tel qu'il est, sans aller au bout des choses ...
Après un Closer vraiment génial, le réalisateur nous livre donc une nouvelle perle de cinéma qui fait à la fois rire et réfléchir ... et apporte un éclairage bienvenu sur la géopolitique de l'époque et ses répercussions actuelles. A voir.
J'ai un train de retard, je l'avoue, puisque je viens tout juste d'aller voir "Gone Baby Gone". Depuis que j'ai vu la bande annonce, je me suis dit "il faut que j'aille voir ce film", mais une chose m'en empêchait : j'avais peur d'avoir peur. Du coup, j'ai repoussé, repoussé ... jusqu'à hier !
Bien qu'interdit au moins de 12 ans, je me suis dit quand même qu'il était temps pour moi de surmonter ces interdits, surtout que cela fait maintenant 10 ans que j'ai logiquement le droit d'y aller ! Mais bon, je suis une froussarde, et c'est pas nouveau. Donc j'ai pris mon courage à deux mains, et j'y suis allée toute seule, oui, oui vous avez bien lu : toute seule ! Bon pour de vrai on était envion 45 dans la salle, mais je ne connaissais personne.
Dans la propre interview de moi-même par moi-même je dirais :
"Il est des films qui vous emportent dès le premier regard. Il est des films qui ne vous laissent pas une minute de répit. Je dois l'admettre "Gone Baby Gone" est de ces films !" (c'était la minute pseudo poétique)
Je ne saurais pas quoi dire d'autre, car pour de vrai de vrai, j'ai vraiment bien aimé. J'ai cru m'être fait arnaqué vers la moitié du film, et puis finalement je n'ai pas du tout, du tout été déçue. J'ai beaucoup aimé le débat et la crise de conscience que l'auteur aborde : mérite t'on tous d'avoir des enfants ? Pourquoi certains feraient tout pour un enfant qui n'est pas de leur sang, alors que leurs propres parents ne font rien ? ...
La fin est plus qu'à la hauteur de mes espérances, et comme j'imagine que vous l'avez vu, dites moi ce que vous en avez pensé !