Il y a quelques années de ça, pendant ma lointaine adolescence pleine de pustules, de fantasmes, de "j'suis pas bien dans mon corps" ou encore de moqueries diverses et variées ... s'est développé un nouveau genre de films : les teen movies ...
La recette était simple : de jeunes garçons, des filles canon, des situations burlesques et une grosse dose d'humour potache. Scream, American Pie, j'en passe et des meilleurs ... c'était le grand boom. Depuis, le soufflé était retombé, la mode était passée et l'adolescence s'était enfuie.
La voilà revenue depuis quelques temps avec quelques films du même acabit : 40 ans toujours puceau, en cloque mode d'emploi, etc. mais aussi et surtout Super Grave dont on "fête" aujourd'hui l'arrivée en DVD et BluRay(pourquoi est-ce que je parle encore de DVD moi ?).
Alors, Super Grave, c'est quoi ?
Tout simplement un film avec 3 jeunes puceaux qui vont se retrouver au coeur d'une nuit de folie, leur "première" nuit ! Enfin c'est ce qu'on leur souhaite. On fait difficilement plus simple comme pitch mais il n'empêche que ça fonctionne très bien.
Là, vous allez me dire "attends, toi, Vinz, tu nous parles d'un film de gamins" ? Oui. Parce qu'en fait, ce film, plus encore qu'American Pie, représente vraiment ce que j'ai pu être à un moment donné : un adolescent mal en point, obsédé par cette première fois, pas très bien foutu dans sa tête et dans son corps mais sacrément au point niveau envies.
Vous me direz sûrement que c'est moche, moi je vous dirai juste que ce genre de films, au delà de détendre son auditoire, ça permet aussi de se rappeler nos jeunes années, entre nostalgie et consternation.
Mais bref, je vais maintenant vous suggérer d'aller faire un tour sur le site officiel du film, histoire de jouer aux Penis Invaders. En jeu : des slips ... et des PS3. Ahhh, je vous sens tout de suite un peu plus attentifs ! Alors au boulot, butez-moi ces morbacks !
Beaucoup de retard cinématographique et blogguesque aidant, vous aurez droit aujourd'hui à un combo exclusif de trois films vus la semaine dernière (et celle d'avant, tant qu'on y est) !
Comme l'ordre chronologique n'a que peu d'importance, on va plutôt faire dans l'ordre de préférence inversé, c'est plus personnel et ça m'évite de vous renseigner sur mon agenda. La vie privée, vous savez ce que c'est, n'est ce pas ?
Bref. On commence par Ca$h. Le moins bon pour celles et ceux qui n'auraient pas suivi. La bande annonce m'avait laissé en plein doute, j'oscillais entre le mec influençable qui se dit que ça a l'air "trop bien" car la bande annonce et les acteurs sont savoureux ... et le mec blasé (genre "critique de cinéma") qui se disait "tiens, Ocean's 11 à la française, ah ah ah !" ...
J'ai finalement posé mes fesses dans le fauteuil et me suis laissé embrouiller par le réalisateur qui nous a tous pris pour des cons dès le début du film. Sauf qu'on ne s'en rend compte qu'à la fin, qu'on est con je veux dire.
Passons sur le scénario plutôt bien ficelé mais dont je ne vous parlerai pas, le film est à côté de ça une jolie réussite d'un point de vue réalisation et jeu. On retrouve quelques influences des Oceans'111213, normal, mais aussi un peu d'OSS 117 (ou de Dujardin, au choix) et enfin un peu de Reno et de Berléand, du gouailleur quoi. Bref, un bon moment passé à essayer de trouver qui dupe qui et comment et avec qui comment où dans lequel ?!
Si je suis honnête, je vous dirai que j'ai passé un très bon moment de cinéma, doucement bercé par ces charmantes Alice Taglioni et Valeria Golino(ahhhh l'Italie, pfffff) au coeur d'une intrigue bien ficelée. Si je suis un connard, je vous dirai que ce film, s'il est agréable à voir, n'en reste pas moins assez prévisible et pas révolutionnaire.
Mais bon, je suis honnête.
Autre film, autre genre, autre planète, on parle maintenant d'Iron Man. Mon cher Mr Méchant, fervent amateur de comics, m'avait longuement parlé du film en insistant assez lourdement sur le fait que c'était un peu l'homosexuel de la bande du SHIELD ... Je n'avais pas compris.
Maintenant, j'ai compris. Il était jaloux (Mr Méchant, pas Iron Man). Tout simplement parce que Tony Stark est maniéré, bien habillé, classieux et qu'il se tape un paquet de bombes dont je ne peux que rêver (rapport au fait que j'ai déjà Alice). Jaloux, je vous dis.
Bref, le film attaque fort avec moultes bombes, explosions, gerbes de sang et trous de balles. Du bonheur. Flashback 36 heures plus tôt pour expliquer qui est le monsieur qui se prend des éclats d'obus dans le thorax ... Tony Stark donc. On ne peut s'empêcher d'être admiratif devant le bonhomme, surtout quand on voit sa collection de bagnoles, son assistante (raaah, lovely) et sa baraque. A côté de ça, il vend des armes. J'ai envie de vous dire que nul n'est parfait et qu'il faut bien vivre sur la mort des autres. Oui, c'est dégueulasse, je sais.
Plus sérieusement, si l'on excepte quelques scènes de bravoure et surtout la mise en place de la psychologie du héros, sans oublier la pose de l'armure et quelques gags bien placés, le film ne casse pas des lingôts d'acier pour la simple et bonne raison que les méchants sont juste pathétiques : nuls, sans charisme, sans méchanceté réelle ... Nuls.
Voilà. Tout l'intérêt du film repose sur Iron Man / Tony Stark, très bien joué par Robert Downey Jr. qu'on a connu plus alcoolique, sa merveilleuse assistante, l'armure de plus en plus perfectionnée, les gadgets technologiques, l'Audi R8 et enfin la foutue allusion au SHIELD à la fin du film ... Autrement dit : vivement le 2, que ça bouge !
Enfin, pour terminer, peut être l'un des meilleurs films de cette année : Sans arme, ni haine, ni violence ... Il s'agit je crois de la première réalisation de Jean Paul Rouve et c'est fichtrement réussi.
Le film raconte l'histoire d'Albert Spaggiari, le cerveau de ce qu'on a appelé le casse de Nice ... un peu d'adolescence, un peu de banditisme, un peu d'amour, beaucoup d'idées, une générosité énorme, un artiste en somme.
Là où le film prend tout son sens, c'est qu'il n'est pas raconté du point de vue de Spaggiari, mais de Vincent, un flic qui va réussir à approcher sa cible en se faisant passer pour un journaliste de Paris Match. Joué par Gilles Lellouche (sacrée gueule et sacré acteur), le flic va découvrir un homme torturé, dérangé, fauché, vantard, paranoïaque, frustré de ne pas être aussi célèbre qu'il le voudrait, amoureux et malade.
Jean Paul Rouve nous livre une nouvelle partition de maître. Passant tour à tour devant et derrière la caméra, il ne perd jamais le fil. Les cadrages, les lumières, les ambiances mais aussi les quelques moments d'intensité sont parfaits ... j'ai pris un vrai pied graphique avec ce film. Côté acteur, il est là aussi au top, oscillant parfaitement entre les différentes facettes de l'homme qu'il joue. Tantôt à vomir, tantôt touchant, entre l'extravagance et la simplicité, l'Albert Spaggiari décrit dans ce film est avant tout un homme, avant d'être un bandit.
J'ai été véritablement touché par ce film, par ses acteurs ... Il y a quelque chose qui se dégage, cette ambiance des années 80 qui m'ont vu grandir, les difficultés économiques de certains, les névroses des autres et le puzzle de l'histoire qui se met petit à petit en place ...
Petit article ciné pour reprendre les bonnes habitudes, à savoir la publication d'un billet par jour ... Alice étant partie, je reviens tant bien que mal à ce blog !
On commence par The Eye ... avec la délicieuse Jessica Alba. Ce film, c'est typiquement le genre de films que je ne serais pas allé voir si on ne m'y avait pas contraint et forcé, la faute à un argument imparable : "nan mais y a Jessica Alba dedans, allez viens !"
Bref, je n'apprécie pas forcément les films qui "font peur" à base d'images un poil choc (tac le mort-vivant qui apparaît soudainement !) ou autres ... L'Orphelinat ou ce genre de films, c'est ma limite, peut être parce que c'est un poil plus psychologique ! Après, je trouve qu'aller au ciné pour ce type de films, cela tient plus du masochisme que du plaisir.
Quoiqu'il en soit, pour en revenir à Jessica Alba au film, j'ai envie de dire que cela m'a conforté dans mon opinion quant à ce type de films : c'est sympa, ça fait un peu peur, la nana est canon, y a des morts, du suspense, etc. MAIS ça reste sans grand intérêt.
Un bon film à voir avec un cornet de popcorn posé sur le bide ... Justement, je me suis remis à en bouffer juste pour ce film ! La classe (ou pas).
Le suivant, c'est Horton ... Suite au visionnage de la bande annonce, je m'étais dis que cela pouvait être une bonne surprise, sans être transcendant hein (n'est pas Shrek qui veut) ! Erreur, grave erreur ! Ce film est une bouse.
L'animation n'y est pour rien, le scénario non plus d'ailleurs (l'idée est franchement sympa, cet éléphant qui protège une poussière) ... ce qui déconne, c'est véritablement l'humour et les "gags" ! Je n'ai pas ri une seule fois, en fait et pourtant vous avez compris depuis longtemps déjà que je suis plutôt bon public. J'ai presque eu envie de me barrer de la salle ...
Bilan, si vous avez un ticket à gâcher, vous pouvez aller voir ce film, sinon abstenez-vous ! Sauf si vous voulez bouffer du gag sadique, de l'humour téléphoné ou encore de la morale débilisante ...
Enfin, on finit par le seul bon film vu ces derniers jours ... Deux Soeurs pour un Roi. L'histoire (presque) vraie de ce cher Henri VIII et de sa seconde femme Anne Boleyn interprétés par Eric Bana et Natalie Portman. Vient se greffer en plus la charmange Scarlett Johansson en seconde soeur Boleyn qui fait craquer le Roi (pauvre homme).
Voilà, le pitch, c'est un nouveau triangle amoureux entre les deux soeurs Boleyn et le roi ... avec en toile de fond bien historique l'ambition des courtisans, la séparation de l'Angleterre de l'église catholique (tout ça pour une bonne femme ... chapeau !), la folie grandissante d'un Roi, etc.
Les décors sont somptueux, les deux actrices sont talentueuses, le Roi noircit de minute en minute, sombrant dans une certaine folie, la photographie est parfaite (beaucoup de sensualité dans certaines prises, ç'en est troublant) ...
Seul manque : ça ne saigne PAS !!! Même quand on écourte deux des personnages principaux, la caméra glisse habilement de manière à cacher la fin du geste du bourreau. Dommage ... le film y aurait gagné en authenticité.
Un film à voir malgré tout, pour les costumes, pour les actrices et pour le rappel historique ... Le destin d'une nation tient parfois à bien peu de choses !
Ce week-end, j'ai pu avec plaisir être "à jour" vis à vis du cinéma en voyant deux films fraîchement sortis, chose qui ne m'était plus trop arrivée depuis quelques temps vu que j'essayais de voir à la fois de nouveaux et d'anciens films.
Plus de problème maintenant, je me suis donc fait les séances de 9h samedi et dimanche ! (9h du matin, oui oui)
Premier film : 3h10 pour Yuma ... Film dont je n'avais absolument pas entendu parler jusqu'à ce que je feuillette un magazine débile il y a deux semaines ! Pas un film attendu donc à mes yeux, mais une bande annonce accrocheuse, des grandes gueules pour les acteurs, quelques critiques pas mal, d'autres plus mitigées, il n'en fallait pas moins pour que j'aille le voir, avec encore en tête le souvenir du fabuleux Assassinat de Jesse James.
Du coup, c'est ce souvenir en tête qui m'a un peu plombé le 3h10 ... Ce n'est pas DU TOUT la même qualité de film ! Beaucoup moins intense, beaucoup plus explicite bien que très attentif à la psychologie des différents personnages ... On y retrouve pourtant pas mal d'ingrédient des westerns : des hommes (des vrais), quelques belles femmes (la serveuse du saloon ... grah), de grands espaces vierges, de la violence : ça parle aux yeux ! (conceptue, je sais)
Bref, le film a tout de même réussi à me tirer quelques rires, quelques larmes aussi malgré une certaine prévisibilité ... La séquence finale est assez fameuse, Christian Bale est d'une terrible intensité tandis que Russel Crowe m'a un peu déçu ! Charismatique, comme toujours, mais un poil trop goguenard ... mais peut être est ce là le jeu parfait pour incarner Ben Wade, entre humanité et inhumanité.
Ce n'est donc pas le film de l'année ... mais ça reste un excellent moment, même tout seul comme un con.
Second film : Chasseurs de Dragons ... Beaucoup plus calme le truc tout de suite. Un dimanche matin, je m'attendais à avoir une salle farcie de mômes en tous genres (y compris celui qui parle pendant le film) mais finalement j'ai eu à la place le casse-couilles de service : la salle est vide ... et le mec vient se coller à côté de toi. Soit, ça passe encore. Mais en plus il s'étale. Deux options :
le mec est un gros jean-foutre, connard, sans gêne et mérite de se faire sodomiser par un orang-outan (pardon aux orang-outans survivants, je plaisante, c'est pour imager mon propos),
le mec est homosexuel et il a envie de me choper ...
J'ai penché pour une variation entre les deux options ... C'est un mec en chien mal élevé. Bref, il m'a un peu pourri la séance, ce con et du coup je crois que mon opinion du film est un peu biaisée par cette gêne !
Pour vous situer la chose, le film se déroule dans un monde assez particulier composé d'îles flottant dans les airs (principe de gravité assez étrange mais bref) ... Un dragon qui s'éveille toutes les 20 générations, appelé le Bouffe-Mondes, est en train de bouffer le Monde ... Là interviennent nos deux chers héros, recrutés par notre chère héroïne, accompagnés d'un chien qui parle et pisse dragon (filleeeuh !).
Et hop, chasse au dragon !
Bon, le graphisme est marrant, à la fois chiadé et enfantin dans le traitement des personnages ... mais le tout reste de très bonne facture ! On sent qu'il y avait un minimum d'argent en jeu. Au niveau décor, environnement, c'est du fantasy matiné d'une grosse dose d'originalité qui a fait le succès des opus précédents en série TV ! Vraiment plaisant.
Conclusion, on passe un bon moment, sans prétention, on rigole un peu ... mais ça ne pète au final pas trois pattes à un lapin qui flotte dans les airs ...
Voilà pour le cinéma ! Rendez-vous la semaine prochaine pour un petit compte rendu du film qui fait pleurer tout le monde et de l'éléphant et sa poussière ...
Vous qui me disiez il y a quelques temps que je ne vous en disais pas assez sur moi, quand je regardais un film ... Voici l'exemple type du film que j'ai adoré, mais qui m'a fait déprimer pour des raisons qui me sont personnelles et que j'ai évoquées vendredi dernier. Terrible comme sensation, et guère agréable qui plus est.
Le Darjeeling Limited, c'est un train que vont prendre trois frères (ah bah tiens, j'ai 2 frères moi ...) un an après le décès de leur père dans des circonstances tragiques (ah bah tiens, bis). Le prétexte est simple, l'un des frères, l'aîné, a eu un accident de moto extrêmement grave qui l'a laissé avec un terrible bandage sur la tronche et une volonté de revoir ses frères et de se rabibocher avec eux. Voilà pour le script de base.
Ces trois hommes qui sont frères, mais ne connaissent pas vraiment, ni ne se font confiance, savent pourtant tout des goûts des uns des autres ... Ils vont donc chercher à se redécouvrir et à s'apprécier au travers des paysages d'une Inde splendide qui nous invite au voyage.
Sans trop rentrer dans les rebondissements qui font tout l'intérêt du film et tout son intérêt comique, il faut préciser que le film est réalisé par Wes Anderson dont j'ai déjà vu la Vie Aquatique(fabuleux) mais pas la Famille Tennenbaum (fabuleux aussi paraît-il) ... = un groooos degré de loufoquerie pour faire la partie émergée de l'iceberg ... la partie immergée étant basée sur du sérieux : amour fraternel, relation au père et à la mère, confiance, partage, succession, etc.
Les acteurs sont au top ... que ce soient les seconds couteaux (Natalie Portman, Bill Murray ...) ou le trio de tête interprété avec brio par Adrien Brody et son air de chien battu, Jason Schwartzmann en beau gosse au coeur brisé et Owen Wilson en leader défiguré et barje !
Bref. J'ai passé un moment fantastique. Entre rires et larmes, en permanence ... chahuté de loufoque à sérieux ... basculé d'un bord à l'autre de ce trio déjanté et pourtant si adorable ... immergé dans une Inde de toute beauté bien que déformée par le filtre un poil stéréotypé (mais voulu semble-t-il) du réalisateur !
Le coup de blues est venu petit à petit, de manière insidieuse, par flashs personnels et par identification au film, par projection de ma vie dans celle de ces trois grands dadais ! Je me suis pris à rêver d'un voyage similaire avec mes frères, pris à rêver d'avoir une mère aussi absente pour mieux la retrouver, pris à rêver de connaître tout ça.
J'ai failli appeler mon frère aîné. Je ne l'ai finalement pas fait. Ce sera pour une prochaine ...
D'ici là, je vais m'embarquer à nouveau dans ce foutu train, avec Alice cette fois.
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