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Expos : Batak et Ivoires d'Afrique
Écrit par Vinz   
22-02-2008
La dernière fois, on vous avait promis de vous parler des expos avant leur dernier jour ... Promesse tenue ! Deux expositions viennent de s'ouvrir au Quai Branly : les Batak, et Ivoires d'Afrique : lancées le 19/2, visitées le 20/2. Un délai record, autant vous dire qu'on n'en est pas peu fiers.
 
Bref, trêve de flagorneries, la réponse à la question que vous vous posez tous (à savoir : faut-il y aller ?) arrive !
 
Mais d'abord, une petite présentation.
  • les Batak ... kesako ? Il s'agit d'ethnies qui vivaient et vivent encore dans le nord de l'île de Sumatra ... Très isolés à une époque, ils ont développé une culture et des croyances très fortes et complexes essentiellement axées sur le singa (un être ayant les attributs du buffle, du serpent, de l'homme, etc.) et autour du guru, l'homme de science et de magie de la communauté. Leurs arts sont essentiellement basés sur la sculpture du bois et le tissage, élevé au rang d'art majeur de part la finesse de la maille et la qualité de leurs créations, non seulement belles mais aussi extrêmement symboliques. Les rites mortuaires sont aussi développés et l'âme des vivants comme des morts tient une place d'importance ... La mort ne fait pas peur, les enfants participent à ces rites (photos à l'appui) ... Il faut vraiment se placer hors-contexte européen pour arriver à se plonger dans ce mode de vie fondamentalement différent du nôtre !
    A côté de ça, les objets exposés sont splendides, quoique finalement assez peu nombreux. La plupart sont relativement contemporains mais si leur date d'achat est récente, certaines pièces ont plusieurs centaines d'années ... De manière générale, le souci du détail est affolant ... un travail d'orfèvre ! Et un bonheur à observer pour certaines pièces ...
  • on passe maintenant aux Ivoires d'Afriques, présentées dans la foulée de l'exposition précédente ... On touche là au sublîme, même si la provenance de ces pièces est intimement liée au commerce de l'ivoire et à la sombre époque de la colonisation de l'Afrique et les débuts de l'esclavage ... Pas très reluisant donc, mais ces siècles de noirceur ont généré des pièces de toute beauté ! Une précision fabuleuse, des détails travaillés et quelques prouesses de sculpture ... Une centaine de pièces tout au plus, mais de grande qualité ! Là aussi une belle source d'émerveillement.
Conclusion ... prise l'une à part de l'autre, les deux expositions ne valent pas l'achat d'un billet ... mais mises bout à bout et/ou cumulées à une visite de l'exposition permanente, le constat est tout autre ! Il faut y aller !
 
Nous ne saurions donc que trop vous conseiller d'aller jeter un oeil curieux sur tous ces beaux objets ... vous avez jusqu'au 11 Mai !
 
 
Retour au Verre Volé
Écrit par Vinz   
14-02-2008
Samedi soir, nous avons bu un petit verre avec Mamzelle, déjà parce que ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vus, et aussi parce que c'est quelqu'un dont nous apprécions beaucoup la compagnie, pour de vrai, et hors blogs. 
Elle était de plus accompagnée de M., une de ses amies qu'a pas de blog et croisée à la WiiFilles et son chéri, tous deux fort sympathiques ! (mais ça, on n'en doutait pas connaissant notre interlocutrice) 

Bref, à la recherche d'un lieu de débauche pour accueillir notre papote, nous avons finalement jeté notre dévolu sur le Verre Volé,  le bar à vins naturels dont nous vous avions déjà parlé !
 
Légère déception en ce qui me concerne ... le service n'était cette fois-ci pas la hauteur ! Bien que sympathique, il était clairement dépassé par le nombre de clients à servir à table et en vente à emporter ! Un vrai rush ! La rançon du succès dirons-nous !
 
Ne boudons toutefois pas notre plaisir, c'était très bon ! Et pour faire plaisir à Fressine, voici quelques photos de ce que nous avons dégusté avec bonheur (photos sur lesquelles vous cliquerez, as usual).
En entrée pour nous ... les autres étant en retard ^^
En plat maintenant ...
Bon ... mea culpa mais je n'ai pas de photos des desserts ... Vous devrez donc nous faire confiance !
 
 
Sexy Saint Valentin ?
Écrit par Vinz & Alice   
01-02-2008
On vous avait déjà parlé de Sexy Avenue ... on y revient à nouveau pour évoquer la Saint Valentin. Petit brief d'abord en ce qui nous concerne sur cette fameuse fête des "amoureux" !
 
Notre mode de fonctionnement est assez semblable à celui d'Alexiane : la Saint Valentin en mode trashy et sexy ! Autrement dit, hors de question pour nous de faire un truc romantique débilisant avec cadeau et autres petites attentions ... On préfère le faire toute l'année ça.
 
Pour la Saint Valentin, si on est ensemble ce jour là, on préfère faire un peu plus ... 'fin bref comme dirait l'autre ! Rassurez-vous toutefois, il y en a pour tous les goûts dans la boutique spécialement créée pour la fête des amoureux et/ou des câlins : des pétales de rose pour saupoudrer le lit, des anneaux vibrants, des jouets plus bizarres ou gros les uns que les autres, quelques jeux érotiques, des menottes (ça, on a déjà, merci) ou encore une barre de dancing (au milieu du salon, avouez que ça peut être assez énorme) !!! 
 
Bon, "accessoirement", pour chaque commande ... on vous envoie les fameux dés qu'on a reçus nous aussi ... Super sympas les dés, mais bon, à deux ... ça doit être mieux à plus non ? Hum. Pardon.
 
disclaimer
 
 
Les Zo'é et le poturu
Écrit par Alice   
31-01-2008
Rassurez-vous, je ne compte pas relancer le débat sur "l'Arche de Zoé", la justice a fait son devoir et de toute manière ce que je veux raconter ici n'a aucun rapport.
 
Il y a quelques semaines, en feuilletant un super magazine (Paris Match), je suis tombée, étonnée, sur un article présentant le dernier reportage de Nicolas Hulot. Non seulement les photos était splendides (signées par Georges Bsosio et Gilles Santantonio), mais le texte qui les accompagnait laissait rêveur.
 
Pour vous expliquer brièvement, je dirais que la tribu des Zo'é vit quelque part dans le nord de la forêt amazonienne, ils sont peu nombreux actuellement, et vivent en harmonie, avec eux-mêmes et avec leur environnement. Quand il y a un malaise ils évitent le conflit par les chatouilles, et tout rentre dans l'ordre de cette manière. Le poturu, bout de bois qui leur traverse la lèvre inférieure, permet de les distinguer des autres tribus. Chose curieuse, quand ils partent chasser, ils attachent le pied de leurs enfants (de 2 à 8 ans) à un poteau, par le biais d'une longue corde (2 à 4 mètres) afin qu'il ne leur arrive rien pendant leur absence mais qu'ils puissent tout de même jouer et se sociabiliser.
 
Je ne veux pas m'étendre sur le sujet car je ne prétend pas avoir les connaissances suffisantes et encore moins le talent pour "bien" écrire. Lisez plutôt ce qui suit, car Nicolas Hulot vous en dira plus.
 

" Depuis plus de trente ans que je fouille, entre autres pour «Ushuaïa», tous les horizons du monde, je crois avoir croisé ou côtoyé une belle palette de l'humanité. Même si je suis loin d'être blasé, la vue du premier indigène venu ne me tourne plus la tête. Mais ma rencontre avec les Indiens Zo'é a été une vraie tempête mentale. Jamais certaines vérités ne me sont apparues de manière aussi évidente. Comme si, d'instinct, ils nous délivraient un ultime message de raison et de sagesse, eux qui ne soupçonnent même pas notre existence. En séjournant dans leur univers, comme un chapitre oublié de la Genèse, m'apparaissaient tous les excès de notre civilisation.

Quelque part dans le nord de la forêt amazonienne, dans l'Etat de Para, sous l'équateur, une trouée de la forêt, le refuge des derniers hommes libres. J'ai l'impression de découvrir le royaume de l'harmonie. Aucun lieu, aucune rencontre ne m'a rendu ce mot si évident. A me demander si cette origine de l'humanité n'en est pas une forme d'aboutissement. (…)

Les Zo'é ont la beauté de ceux qui vivent sans angoisse. Ils parlent, se touchent, surveillent les enfants sans relâche et soutiennent les anciens sans effort. Il y a des tâches, mais pas de travail ni d'obligations. Les uns chassent ou pêchent, d'autres cuisinent, vannent, tissent, soignent et entretiennent le foyer pendant que certains se lavent ou aiguisent les flèches. Mais ils jouent aussi, chantent, dansent, câlinent, regardent, se parent, apprennent, enseignent et souvent ne font rien, sans pour autant s'ennuyer. L'esprit divague, le visage est épanoui. Ils savent vivre le moment présent. Le temps, comme l'Amazone, se dilate dans l'infini.

Et nous réalisons combien de liens nous avons sacrifiés à la notion de possession. On mesure l'outrance de notre société standardisée, basée sur le pouvoir, la compétition, le rendement. Et l'accumulation. On prend conscience à travers eux de l'absurdité de notre quotidien, régi par la satisfaction de nos désirs matériels, confondant plaisir et bonheur, oubliant que l'ombre de la convoitise, c'est la frustration, et que l'ombre du plaisir, c'est la douleur. Et nous traînons souvent derrière nous un mal-être indéfinissable, le désarroi tragique de ceux que rien ne relie à rien dans un monde parfois vide de sens. Les Zo'é, dont la seule fortune est la forêt, nous enseignent sans le savoir que le bonheur n'est pas dans les choses : il est un bien de l'âme. (…)

Dans un monde où le virtuel et l'artificiel occultent le réel, les Zo'é forcent le regard vers la réalité. Cette tribu inespérée, où l'être prime sur l'avoir, nous ouvre un chemin. Notre société matérialiste sans limites n'a pas d'issue dans un monde clos. Il y a une voie nouvelle et supérieure pour une civilisation fondée sur deux règles d'or : la modération et le partage." (source Paris Match, janvier 2008)
 
Cela relance le débat d'hier concernant le consumérisme, notre société, sa remise en question ... mais cela nous donne surtout une petit leçon de vie, non ?
 
 
Bwyty
Écrit par Alice   
30-01-2008
 Gniiiin ? Kezako ça ?
 
...
 
Un endroit où l'on mange. Voilà le concept : c'est un café/restau où l'on Brunch le week-end, alors nous y sommes allés dimanche midi en compagnie de Fressine et son chéri Tom.
 
Vinz et moi, arrivés en avance, sommes les premiers dans le restau, dans lequel il est obligatoire de réserver ! Très bien accueillis, nous étions en extase devant la décoration, l'ambiance jazzy ainsi que de la gentillesse du serveur.
 
Le principe est le suivant, pour 24 euros tarif unique tu as le droit à :
-  choix entre thé ou café (à volonté ! puisque le serveur vient remplir ta tasse 3-4fois pendant le repas)
- une boisson : verre de vin ou jus de fruit
- une part de cake maison du jour, pain et confiture
- un plat au choix parmi 3, du nom de Montréal, London ou Manhattan
- un dessert au choix
 
Voilà, en photo, ce que nous avons choisi ! (y clique sur les photos)
L'image de gauche représente un petit cadeau de "la maison". J'appelle ça le digestif expérimental, sans alcool. C'est une compote pomme cannelle recouvert de fromage blanc, un peu liquide et sur lequel est posé une lichette de confiture aux pétales de violette. La photo de droite donne une petite idée du style et de l'ambiance.
 
Petit cake maison à la banane et confiture de figue
Le plat Montréal choisi par les hommes ! Avec, en dessert, un crumble aux pommes, avec sa boule vanille.
Le plat London pour ces demoiselles, et le dessert de Fress : cheese cake au citron vert.
 
Ce fut réellement succulent, j'en garde un très bon souvenir. Le prix est donc très abordable et finalement raisonnable, car quand en sortant du restau tu n'as plus faim et on ne te laisse jamais le verre ou l'assiette vide ! Joie.

Bwyty
12, rue Pecquay
75004 Paris
01 44 59 86 72 
 
 
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